L’encyclique MagnificaHumanitas, consacrée à la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle nous amène à nous interroger : si l’information est partout, où se trouve encore la véritable valeur humaine ?
Cette question me parle particulièrement dans l’exercice de mon métier d’Avocat en pleine transformation. Mais dans un certain sens cela met le focus sur la vrai valeur de l’Avocat. 👌
L’intelligence artificielle nous oblige à faire face au fait que l’information juridique n’est plus rare. Les textes, les jurisprudences, les modèles, les réponses rapides sont désormais largement accessibles.
L’avocat n’est donc plus le seul dépositaire de l’information juridique.
Mais le droit ne se résume pas à l’accès à l’information.
Le droit est aussi un art de l’interprétation, du discernement et de l’équilibre.
Et c’est peut-être là que se trouve, aujourd’hui plus que jamais, notre valeur.
J’aime beaucoup cette idée de l’avocat comme artiste du droit.
🤹♀️ Un jongleur, entre les textes, les délais, les risques et les intérêts parfois contradictoires.
🤸♀️ Un gymnaste, lorsqu’il faut trouver le point d’équilibre entre sécurité juridique, réalité économique et respect des personnes.
🧑🎤 Un interprète, parce qu’une règle ne prend véritablement sens que lorsqu’elle est comprise, adaptée et incarnée dans une situation concrète.
🔦 Un éclaireur, aussi, lorsque l’entreprise doit décider dans l’incertitude, anticiper plutôt que subir, prévenir plutôt que réparer.
Dans mon métier d’avocat en DroitSocial, je ne crois pas aux solutions toutes faites. Je crois au sur-mesure qui nécessite écoute, nuance, responsabilité.
L’IA peut aider. Le droit peut encadrer. Mais il nous revient de choisir ce que nous voulons en faire.
Pour ma part, je crois que le progrès n’a de valeur que s’il nous aide à mieux protéger ce qui ne doit jamais devenir accessoire : la dignité humaine, le lien, la justice, et la qualité des relations de travail.